A cause du Covid-19, une pénurie de viande de porc guette les Etats-Unis

Période difficile pour les fermiers américains. La viande, surtout celle de porc, pourrait venir à manquer dans un avenir imminent si rien n’est fait. Car les fermetures d’abattoirs se multiplient dans le pays en raison de la contamination de salariés.  

Le géant américain de la viande Tyson Foods a annoncé jeudi dernier la fermeture temporaire d’un abattoir supplémentaire à cause de la COVID-19, allongeant ainsi la liste des sites similaires devant suspendre leurs opérations et ravivant les inquiétudes sur la chaîne d’approvisionnement. Le groupe a interrompu les activités de sa filiale de Pasco, dans l’État de Washington, en attendant que les 1400 salariés se fassent tester, détaille un communiqué. Cette usine produit habituellement de la viande bovine pour 4 millions de personnes.

Son concurrent JBS USA avait annoncé lundi la fermeture d’une usine abattant 20 000 porcs par jour dans le Minnesota, en plus d’un autre site liquidant des bovins dans le Colorado. Il a en revanche rouvert un abattoir en Pennsylvanie après plusieurs jours de suspension.  

Les fermes abandonnés par des employés malades du Covid-19 /AFP

Smithfields Foods avait de son côté fait part la semaine dernière de la fermeture de deux sites de transformation de viande, dans le Wisconsin et le Missouri, en plus de son abattoir de Sioux Falls, qui représente à lui seul 4 % à 5 % de la production de porc aux États-Unis.  

Près d’un quart des abattoirs et usines de transformation de porcs est à l’arrêt. Faute de demande, les éleveurs sont contraints d’euthanasier leur cheptel. Les prix en magasin augmentent quand les cours sur les marchés financiers chutent. Les filières du boeuf et de la volaille sont également perturbées.

Les Américains vont-ils être privés de bacon ? Avec la multiplication du Covid-19 dans les abattoirs et dans les usines, près de 25 % des capacités de transformation du porc sont à l’arrêt. Les filières du bœuf et de la volaille sont, elles aussi, perturbées, ce qui ne permet pas de compenser l’approvisionnement en protéines animales. Et le pays ne pourra pas compter sur ses partenaires habituels. Le Canada est lui aussi touché et envisage de bloquer certaines exportations. Quant au géant brésilien JBS, premier producteur au monde, il met en garde contre une production insuffisante.

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